
Acheter ou vendre un logement est une étape clé dans une vie. Pourtant, la découverte de vices cachés après l’achat d’une maison peut transformer cette aventure en véritable épreuve juridique et financière. Prévue par le Code civil, la garantie légale des vices cachés protège l’acquéreur, mais elle implique aussi des obligations pour le vendeur.
Délais, procédures et conseils pratiques pour sécuriser vos transactions immobilières : AV Transaction vous explique tout sur les vices cachés d’une maison.
Selon l’article 1641 du Code civil, un vice caché est un défaut qui rend un bien impropre à l’usage auquel on le destine ou qui diminue tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquis, ou aurait proposé un prix inférieur s’il l’avait connu.
Concrètement, un vice caché est un problème grave affectant une maison ou un appartement, qui existait déjà avant la vente et qui n’était pas visible à la signature de l’acte authentique.
4 conditions doivent être réunies pour qualifier le défaut d’une maison de vice caché :
Voici quelques exemples concrets de vices cachés qui peuvent apparaître dans une maison :
Bon à savoir : Une clause de « vente en l’état » insérée dans le contrat n’exonère pas le vendeur de la garantie des vices cachés si celui-ci avait connaissance du défaut.
Lorsqu’une maison est vendue « en l’état », cela signifie que le bien est cédé tel qu’il se présente au moment de la visite, sans que le vendeur ne réalise de réparations avant la vente. Cette clause est fréquente, notamment pour les logements anciens nécessitant des travaux, lorsque le propriétaire n’a pas les moyens financiers d’engager des rénovations avant la mise en vente.
Cette mention n’exonère pas le vendeur de toutes ses obligations légales. En effet, il doit fournir à l’acquéreur l’ensemble des diagnostics immobiliers obligatoires (amiante, termites, électricité, gaz, performance énergétique, etc.) et signaler tous les vices ou défauts apparents constatés lors des visites.
Soyez vigilant si vous achetez une maison vendue en l’état. Il est fortement recommandé de réaliser une contre-visite accompagnée d’un expert immobilier, afin d’identifier la présence de vices cachés éventuels.
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Lorsque l’acquéreur découvre des vices cachés dans la maison qu’il vient d’acheter, il dispose de recours précis pour faire valoir ses droits dans le respect des délais légaux.
La première étape consiste à tenter une résolution amiable du litige. Pour cela, l’acquéreur doit adresser au vendeur un courrier recommandé avec accusé de réception, exposant la nature du vice caché constaté et ses conséquences sur l’usage du logement. Ce courrier formalise la demande et peut suffire à engager un dialogue constructif.
Si aucune solution n’est trouvée, l’étape suivante consiste à mettre en demeure le vendeur. L’objectif est de demander une réparation ou un dédommagement correspondant à la perte de valeur du bien.
À défaut de réponse ou d’accord amiable, l’acquéreur peut saisir le tribunal compétent pour obtenir gain de cause.
L’acheteur doit être en mesure de prouver l’existence du vice caché. Cela implique de conserver tous les justificatifs utiles (diagnostics techniques, devis de réparation, attestations d’experts immobiliers).
Bon à savoir : N’effectuez aucune réparation sur votre maison avant la résolution complète du litige. Vous risquez de compliquer la preuve du vice caché et le calcul d’un éventuel dédommagement.
L’acquéreur dispose d’un délai de 2 ans à compter de la découverte du vice caché pour engager une action en justice (article 1648 du Code civil).
Ce délai est limité à 20 ans maximum après la signature de l’acte authentique (prescription extinctive).
Deux situations se présentent :
Bon à savoir : En tant qu’intermédiaire, l’agent immobilier n’est pas présumé connaître les vices cachés de la maison vendue.
L’article 1644 du Code civil prévoit deux options majeures pour l’acquéreur confronté à un vice caché après l’achat d’une maison.
Si le défaut découvert est suffisamment grave pour rendre la maison impropre à son usage, l’acquéreur peut demander l’annulation pure et simple du contrat de vente. Dans ce cas :
Si le vice constaté n’est pas assez important, le juge peut prononcer une simple diminution de prix.
Lorsque l’acquéreur souhaite conserver sa maison malgré la présence du vice caché, il peut demander une réduction du prix payé.
Dans ce cadre, un expert immobilier définit la moins-value engendrée par le vice caché. Cette dernière est souvent calculée sur la base du prix des travaux nécessaires pour remettre le bien en conformité et en garantir la qualité initiale attendue.
Le juge accordera alors à l’acquéreur un remboursement partiel, tout en lui permettant de conserver la maison.
Bon à savoir : Lorsque le vendeur est reconnu de mauvaise foi pour avoir dissimulé volontairement le vice caché, l’acheteur peut obtenir des dommages et intérêts couvrant la totalité des préjudices subis.
Les vices cachés peuvent transformer un achat immobilier en véritable casse-tête juridique et financier. Qu’il s’agisse d’un défaut d’étanchéité, d’une charpente fragilisée ou d’une installation défectueuse, ces problèmes touchent directement la qualité et la valeur d’une maison.
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